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Anne-Laure • Audiovisuel et cinéma

Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par faire du théâtre, pris des cours au conservatoire, joué dans
différentes pièces dont certaines que j’ai monté. En parallèle je faisais des études de
cinéma à la Sorbonne Paris 3.

Fin des années 90, alors qu’internet devenait accessible au grand public, j’ai rencontré
un groupe d’amis qui montait un site culturel en ligne, www.fluctuat.net. Ils cherchaient des gens pour animer la partie cinéma. Forte de mon parcours à la fac, j’ai commencé à être critique et à animer cette rubrique. Le site a grandi jusqu’à être racheté par Première. En parallèle, je faisais plusieurs piges dans des rubriques culturelles, j’ai même été rédactrice en chef culture d’un mensuel éphémère.

Armée pour écrire aussi bien pour le web que pour le papier, j’ai rejoint, en 2005, la rédaction du Film français. Cet hebdomadaire, spécialisé dans l’économie du cinéma et de l’audiovisuel passait sur le web et souhaitait publier un quotidien en ligne que j’ai alimenté pendant une dizaine d’années. Il éditait aussi des publications en anglais. Là, j’ai donc écrit des articles aussi bien en français qu’en anglais sur l’actualité de l’audiovisuel et du cinéma. J’y ai interviewé de nombreux décideurs, techniciens et
artistes, j’ai suivi les différents bouleversements du secteur.

En marge de cette activité, j’ai commencé à lire des scénarios pour différents producteurs qui me demandaient mon avis aussi bien sur l’écriture que sur l’aspect financier de leurs projets. Cela m’a de plus en plus intéressé et j’ai fini par devenir consultante en la matière.

"Journaliste, je parlais des projets des autres, j’étais dans une position d’observatrice et progressivement j’ai eu de plus en plus envie de me mettre en danger."

J’ai alors suivi une formation de directrice de production à Louis Lumière, une des plus grandes écoles de cinéma en France. A la fin de ma formation, la rédaction pour laquelle j’écrivais encore lance un plan de départ volontaire. Je décide alors de quitter Le Film Français et me lance dans différents stage de direction de production tout en continuant mon activité de consultante.

Depuis, je travaille pour plusieurs sociétés de production, ou bien en consultante ou bien
en direction de production, selon les besoins des projets et les demandes des
producteurs.

Quel est ton métier ?

J’ai plusieurs métiers mais qui ont tous trait à la concrétisation de projets audiovisuels.
En tant que directrice de production, je suis mandatée par un producteur pour gérer un budget alloué au film qu’il a envie de faire.

Mon travail est d’abord de vérifier que le film est faisable avec le budget qu’on m’a confié, d’évaluer les dépenses, le temps de tournage prévu, le nombre de personnes nécessaire à ce tournage etc… et une fois que tout cela est bien posé d’organiser tout le tournage du film - de la préparation jusqu’à la livraison du film fini. Il y a bien sûr tout un cadre législatif, propre à la production audiovisuelle et cinématographique, à respecter.


Forte de mes compétences éditoriales et de ma capacité à budgéter des projets audiovisuels, on m’a également confié une mission de directrice éditoriale d’un projet de série audiovisuelle scientifique, ainsi que des projets en cours de développements pour lesquels il faut revoir le scénario et trouver des financements et des partenaires.

En parallèle de ces activités, je poursuis de temps en temps mon activité de journaliste
et réalise des interviews et contenus vidéos.

Quel est ton projet ?

J’aimerai faire exister davantage mon métier de consultante audiovisuel et avoir plus de clients.

"J’aime être à la naissance du projet, en accompagner l’écriture et la budgétisation car c’est un moment où tout est encore possible. "

C’est l’aspect maïeutique qui m’intéresse, le fait d’accompagner un.e producteur.trice et son ou sa scénariste-réalisateur.trice, dans l’aboutissement de leur projet.

Pourquoi le coworking ?

J’ai beaucoup travaillé de chez moi mais à un moment j’ai eu besoin d’un espace extérieur. Rencontrer d’autres personnes, les voir travailler, est stimulant. Et puis, sortir de chez soi, physiquement, c’est être dans une dynamique de mouvement. Je suis du genre à être très investie dans mon travail ce qui peut me conduire à être concentrée de longues heures et à laisser passer les journées sans sortir de chez moi.

"J’ai réalisé dans les espaces de co-working que travailler à côté d’autres gens qui font des métiers différents, ça ouvre."

Cela permet, même sporadiquement, de voir d’autres manières de travailler, de se questionner sur ses propres méthodes, de découvrir de nouveaux métiers et des profils de gens très différents. Cela permet aussi de relativiser.

Quand on est free lance, qu’on s’écarte du modèle du salariat traditionnel, cela rassure de voir que cela marche pour d’autres personnes. J’ai d’abord tenté de travailler dans les bibliothèques municipales et à la bibliothèque nationale et puis j’ai expérimenté différents espaces de coworking et sous-loué des bureaux.

Pourquoi Casaco ?

J’aime bien les coopératives. Je suis investie dans le monde associatif, auprès d’Utopia 56 notamment, une association qui vient en aide aux migrants, je fais partie du supermarché coopératif parisien La Louve. Je crois que chacun doit prendre sa part de responsabilité dans la vie commune et dans l’organisation de la Cité. C’est le sens premier du mot « politique », qui peut avoir une acceptation pragmatique si on s’en empare bien sûr.

Alors quand Alice Bouvier-d’Yvoire, la responsable de la coopérative, m’a parlé du coworker du Mois, j’ai saisi l’opportunité.

"Non seulement cela tombait pile à un moment où j’avais besoin de trouver un bureau mais en plus cela m’intéressait bien de voir ce qu’était un espace de coworking coopératif."

Qu'apprécies-tu à Casaco ?

Ici, on se sent comme dans une petite bulle. Il y a cet esprit coopératif qui engendre une bienveillance des gens, une curiosité de chacun pour chacun. J’ai bien aimé rencontrer des gens qui ont des métiers très différents – des chercheur.e.s en sciences ou en marketing, des architectes, des personnes qui font du référencement, des personnes qui font du serious-gaming, des fab-labeurs, des sophrologues, des graphistes, des vidéastes… quelle variété !


Ce mois d’avril était très chargé pour moi, et je n’ai pas pu autant rencontrer les gens que ce que j’avais imaginé ni participer aux conférences qui étaient organisées tel que "Comment répondre à des marchés publics" ou "Comment réussir son phoning." Ces conférences me semblent être un partage de compétences uniques dans le monde. professionnel. C’est unique parce qu’il s’agit d’un partage de compétences qui relèvent des aspects entrepreneuriaux – or s’il existe des écoles de commerce, il n’existe pas d’école de freelance et on (enfin, moi) peut facilement être perdu dans la jungle
administrative.

"Ce que je trouve touchant à Casaco, c’est que ce partage relève de l’idée que ce qui fait grandir mon camarade de bureau peut faire grandir chacun et qu’il y a un enrichissement dans l’échange, le partage et l’émulation. "

De plus, tous ces évènements participent à la cohésion de gens qui se rencontreraient plus difficilement sans.

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